Région
Étude de sol en Île-de-France
Argiles vertes, gypse et carrières, sables, alluvions de la Seine et de la Marne. Huit départements, G1, G2 et G5.
Machine et point de sondage sur le terrain. Photographie Solintek.
- 2 734 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse
- 679 communes reconnues au moins une fois pour sécheresse
- 6 572 arrêtés pour inondation ou coulée de boue
- 585 cavités souterraines recensées dans la base nationale
Source : API Géorisques (base GASPAR), arrêtés publiés jusqu’au 21 septembre 2026, comptés par commune ; cavités : API Géorisques ; relevé du 2 octobre 2026.
Le cœur du Bassin parisien
L'Île-de-France occupe le centre d'une immense cuvette de roches sédimentaires, le Bassin parisien, où les couches s'empilent comme les pages d'un livre légèrement creusé. Sous l'agglomération, on retrouve partout la même succession, mais pas à la même altitude : la craie en profondeur, puis des argiles et sables, le calcaire grossier qui a bâti Paris, les marnes et le gypse des buttes, les argiles vertes, les sables de Fontainebleau et, au sommet des plateaux, les argiles à meulière. Les vallées de la Seine, de la Marne et de l'Oise ont entaillé cet empilement et déposé leurs alluvions.
Cette organisation explique la géographie des risques. Ce n'est pas la commune qui compte, mais la couche sur laquelle on se trouve : une même ville peut avoir un quartier sur les alluvions et un autre sur les argiles d'un coteau.
Trois risques qui dominent
- Les argiles. Les argiles vertes et les marnes des buttes et des versants sont parmi les plus actives de France. Selon la base GASPAR, 679 des 1 266 communes franciliennes ont été reconnues au moins une fois en catastrophe naturelle pour sécheresse, pour 2 734 arrêtés ; la Seine-et-Marne et les Yvelines en totalisent plus de la moitié.
- Les vides. Le calcaire grossier, le gypse et la craie ont été exploités en carrières souterraines pendant des siècles, sous Paris et en petite couronne. Dans le nord-est de l'agglomération, le gypse peut aussi se dissoudre naturellement. L'Inspection générale des carrières suit ces secteurs : la base nationale des cavités ne les recense pas, ce qui explique ses zéros dans sept départements sur huit.
- L'eau. Les plaines de la Seine et de la Marne sont soumises à des plans de prévention du risque inondation établis en référence à la crue de 1910, et leurs nappes sont proches de la surface.
Étude de sol G1 et G2 en Île-de-France
Selon les données DVF, 5 531 terrains à bâtir se sont vendus en Île-de-France en 2023 et 2024. La Seine-et-Marne en compte le tiers, devant l'Essonne, les Yvelines et le Val-d'Oise. En petite couronne, les terrains sont rares et chers, et les études portent surtout sur des surélévations, des sous-sols et des maisons en fond de parcelle.
Dans toutes les communes en exposition moyenne ou forte aux argiles, la loi ELAN impose une étude G1 à la vente d'un terrain, puis une étude G2 AVP ou les techniques particulières pour construire. La carte d'exposition a changé le 1er juillet 2026.
Ce qui change selon le projet
Une maison sur un coteau argileux demande surtout une profondeur de fondation et une gestion des eaux adaptées. Un immeuble avec sous-sol en plaine de Seine demande surtout une étude de la nappe et des avoisinants. Un projet dans un ancien périmètre de carrière demande d'abord l'avis de l'Inspection générale des carrières et une recherche de vides. La première tâche d'une étude de sol en Île-de-France est donc de situer le terrain dans cette coupe.
Vérifier une parcelle : à quel service s'adresser
Le service à interroger sur les carrières et le gypse dépend du département (le guide des anciennes carrières d'Île-de-France reprend ces démarches).
- Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. L'Inspection générale des carrières (IGC), service de la Ville de Paris, intervient en petite couronne par conventions. Sa fiche de renseignement, demandée en ligne sur paris.fr/carrieres pour 10 €, indique la présence d'anciennes carrières, le matériau extrait, leur état de consolidation et l'existence d'un périmètre de dissolution du gypse antéludien. Avant un achat, un rendez-vous avec ses techniciens permet aussi de connaître les prescriptions qu'un futur permis pourrait recevoir. Exception : Montreuil et Vaujours sont hors de son périmètre, et la Ville de Paris renvoie vers leurs services municipaux.
- Yvelines, Essonne et Val-d'Oise. Une autre Inspection générale des carrières, service interdépartemental rattaché au Conseil départemental des Yvelines, centralise les données d'anciennes carrières de ces trois départements et délivre des renseignements écrits payants (igc-versailles.fr).
- Seine-et-Marne. Aucun service n'y est dédié au sous-sol : la Ville de Paris oriente vers la mairie ou la direction départementale des territoires. La base nationale des cavités, consultable sur Géorisques, y recense 585 cavités.
Cette fiche ne remplace pas l'état des risques remis à l'acquéreur, qui situe le terrain par rapport à des périmètres réglementaires ; la fiche, elle, décrit les carrières connues sous la parcelle.
Dans un périmètre de carrière ou de gypse, le permis passe par l'IGC
En région parisienne, la plupart des périmètres de carrières et de dissolution du gypse ont été arrêtés par les préfets au titre de l'ancien article R. 111-3 du code de l'urbanisme. Ils valent plan de prévention des risques, s'annexent au plan local d'urbanisme et obligent le vendeur ou le bailleur à en informer l'acquéreur ou le locataire.
À Paris et dans les communes de petite couronne qui lui confient cette mission, le service instructeur consulte l'IGC sur tout permis de construire, déclaration préalable ou permis d'aménager situé dans un périmètre, qu'un plan de prévention existe ou non. Si le sous-sol est trop mal connu pour fixer des prescriptions, l'avis est défavorable et liste les éléments à recueillir : c'est alors l'étude de sol qui débloque le dossier. Les parades que décrit l'IGC vont du comblement des vides par injection à la consolidation de la carrière et aux fondations profondes ou rigidifiées. Après les travaux, le pétitionnaire transmet un dossier de récolement, que l'IGC vérifie et conserve pour les demandes futures sur le même terrain (rapport d'activité 2025 de l'IGC).
Étude G1 et G2 en zone de carrière ou de gypse
L'étude préalable que la loi ELAN impose à la vente d'un terrain à bâtir dépend des argiles, pas des carrières : elle suit la carte de l'arrêté du 9 janvier 2026. Le périmètre de carrière relève, lui, de l'état des risques. Un terrain de butte, où les argiles vertes recouvrent d'anciennes carrières de gypse, peut relever des deux.
Dans ces secteurs, une G1 situe le terrain par rapport aux carrières connues et aux périmètres ; elle ne remplace pas la recherche des vides, qui se fait par sondages au stade du projet. À propos d'Aubervilliers, dans la plaine de France, l'IGC précise que le gypse antéludien peut former des lentilles diffuses jusqu'à la base des marnes et caillasses, vers 55 mètres de profondeur, et que seule une étude de sol spécifique permet de vérifier l'absence de poches de dissolution sous une parcelle (rapport 2025 pour la Seine-Saint-Denis).
Pour l'étude G2, la notice technique de l'IGC sur le gypse antéludien fixe un minimum de deux sondages jusqu'à 500 m² de terrain bâti, nombre que l'IGC peut augmenter selon le site, des forages destructifs à paramètres enregistrés et la recherche du toit du calcaire grossier ; quand du gypse est présent, elle limite à cinq ans la validité des conclusions de l'étude. L'inspection des Yvelines, de l'Essonne et du Val-d'Oise rattache de son côté la reconnaissance des cavités par sondages à une mission de type G2 PRO, et demande que les rapports lui soient transmis.
Pour un immeuble ou une opération, la G2 se commande dès que l'implantation et les niveaux sont connus : l'avis de l'inspection, quand elle est consultée, n'arrive qu'à l'instruction du permis, et les reconnaissances qu'elle attend, une éventuelle consolidation et son dossier de récolement se prévoient avant de figer les plans. Hors de la loi ELAN, qui vise la vente des terrains à bâtir et les constructions de deux logements au plus en zone d'argiles moyenne ou forte, aucun texte n'impose une G2 à tout projet francilien : en périmètre de carrière, ce sont les prescriptions de l'inspection, portées par l'autorisation d'urbanisme, qui s'imposent. Les missions attendues de chaque métier, de la G1 à la G4, sont sur la page étude géotechnique pour les professionnels.
Questions fréquentes en Île-de-France
Pourquoi la base des cavités ne montre-t-elle rien à Paris ? Parce que les anciennes carrières parisiennes et de petite couronne sont cartographiées et suivies par l'Inspection générale des carrières, en dehors de la base nationale. Son avis se consulte pour tout projet en zone de carrière.
La nouvelle carte des argiles de 2026 change-t-elle beaucoup de choses ici ? Une grande partie de la région était déjà en exposition moyenne ou forte. La mise à jour concerne surtout des secteurs en limite ; l'adresse exacte se vérifie sur Géorisques.
Combien coûte une étude de sol en Île-de-France ? Les repères de nos prix valent pour toute la région ; ce qui fait varier un devis ici, c'est l'accès en milieu dense, la profondeur à atteindre en secteur de gypse et les essais sur les argiles.
Priorité au dossier de l’opération
En petite couronne, décrire passage, voisinage et niveaux enterrés ; pour une maison en grande couronne, préciser implantation, division éventuelle et assainissement. Les pages des huit départements donnent le contexte public utile. Les délais et moyens d’intervention sont confirmés après lecture du dossier.
Pour avancer : préparer l’accès, comparer les prix par mission, puis transmettre plans et adresse. Le devis précise mission, programme, accès, frais et livrable. Les sources de Géorisques et du BRGM affichées sur cette page restent des données de contexte datées, sans présomption de diagnostic à l’échelle de la parcelle.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 29 octobre 2026.
- Département décrit en détail
- Commune avec sa page
Contours : Etalab, 2024, licence ouverte. Solintek intervient dans toute la France métropolitaine hors Corse.
Étude de sol par département
- Paris (75)Calcaire grossier, gypse, anciennes carrières et dissolution, alluvions de la Seine. Surélévation, sous-sol, avis de l’IGC.
- Seine-et-Marne (77)Argiles vertes de la Brie, gypse du nord-ouest, sables du sud, vallées inondables. Étude G1, G2 et assainissement.
- Yvelines (78)Plateaux à meulière, sables de Fontainebleau, argiles vertes des versants, vallée de la Seine. G1, G2 et G5.
- Essonne (91)Argiles à meulière du Hurepoix, sables de Fontainebleau, versants argileux, vallées de l’Orge et de l’Yvette. G1 et G2.
- Hauts-de-Seine (92)Boucles de la Seine, coteaux argileux de Meudon à Saint-Cloud, carrières de calcaire, de gypse et de craie.
- Seine-Saint-Denis (93)G1 à la vente, G2 avant de construire, diagnostic G5. Gypse et carrières, argiles vertes, remblais et nappe.
- Val-de-Marne (94)Confluence Seine et Marne, nappe et crues, argiles du plateau de Brie, carrières de calcaire à l’ouest.
- Val-d'Oise (95)Buttes à gypse de Cormeilles et Montmorency, carrières du Vexin, argiles vertes, vallées de l’Oise et de la Seine.
Ce qui s’applique partout (loi ELAN, missions G1 à G5, vérification sur Géorisques) : l’étude de sol en France.
Une étude de sol à préparer ?
Le simulateur donne une fourchette indicative en quelques minutes. Le devis ferme est établi après lecture de votre dossier (plans, adresse, projet).