Du bord de Seine au plateau de la Défense
Courbevoie monte en pente douce des quais de la Seine jusqu'au plateau où s'est implanté le quartier de la Défense. En bas, les alluvions de la Seine et leur nappe ; plus haut, les couches calcaires et marneuses du substratum, entaillées par le coteau. Le sous-sol est aussi très marqué par l'homme : parkings sur plusieurs niveaux, tunnels routiers et ferroviaires, fondations profondes des tours.
Peu d'argile, beaucoup d'ouvrages
L'exposition aux argiles est modérée, et aucun arrêté de catastrophe naturelle pour sécheresse n'a été pris pour la commune. Le sujet géotechnique dominant n'est donc pas le retrait-gonflement, mais la cohabitation avec le sous-sol construit : un projet neuf doit s'insérer entre des ouvrages existants, sans les déstabiliser ni être gêné par eux. À cela s'ajoutent la nappe en bord de Seine et la pente du coteau. Un périmètre de risque lié aux anciennes carrières souterraines, arrêté le 25 novembre 1985 au titre de l'ancien article R. 111-3 du code de l'urbanisme, vaut plan de prévention sur la commune (Géorisques) ; l'Inspection générale des carrières de la Ville de Paris y renseigne sur le sous-sol (anciennes carrières d'Île-de-France).
Sous-sol encombré, nappe et pente
- Voisinage souterrain : près de la Défense, un projet peut côtoyer des ouvrages enterrés sensibles. Leur position, leurs servitudes et leurs exigences de surveillance se vérifient avant de concevoir les fondations et les terrassements.
- Nappe et bord de Seine : niveau d'eau de projet, pompage pendant les travaux, zone inondable.
- Pente du coteau : terrassements en déblai, soutènements en limite de propriété, drainage des eaux de ruissellement.
- Vibrations : battage ou forage de pieux près d'ouvrages sensibles demande des méthodes adaptées.
De la maison à l'immeuble
Pour une maison, une surélévation ou une petite construction, une G2 AVP qui situe le projet sur le coteau et fixe le niveau d'eau. Pour un immeuble, une campagne avec essais pressiométriques, une étude des avoisinants et, si des fouilles profondes sont prévues, une mission de suivi G3 côté entreprise et de supervision G4 côté maître d'ouvrage.
Questions fréquentes à Courbevoie
Faut-il l'accord des gestionnaires d'ouvrages souterrains ? Quand un projet approche une infrastructure enterrée, ses gestionnaires fixent généralement des règles de distance, de méthode et de surveillance. Les connaître tôt évite de reprendre la conception.
Le coteau est-il sujet aux glissements ? Le plan qui vaut plan de prévention à Courbevoie vise les anciennes carrières souterraines, et la base nationale n'y recense aucun mouvement de terrain. Sur une parcelle en pente, l'étude vérifie tout de même la stabilité des terrassements et dimensionne les soutènements.
Courbevoie dans les bases publiques
- 5 arrêtés de catastrophe naturelle
- 0 dont pour sécheresse
Source : API Géorisques, base GASPAR pour les arrêtés ; relevé du 2 octobre 2026.
| Retrait-gonflement des argiles | Présent, niveau modéré |
|---|---|
| Remontée de nappe | Présent |
| Inondation | Présent |
| Mouvements de terrain | Présent |
| Cavités souterraines recensées | Aucune dans la base nationale |
| Zone sismique | Zone 1, très faible |
| Potentiel radon | Catégorie 1, potentiel faible |
| Arrêtés de catastrophe naturelle | 5, aucun pour sécheresse |
| Ouvrages dans la Banque du sous-sol | 699 dans l’emprise de la commune |
Géorisques et BRGM, 2 octobre 2026. Échelle de la commune : une parcelle se vérifie à son adresse (rapport de Courbevoie). Une base muette ne prouve pas l’absence de risque.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 29 octobre 2026.