Entre la Seine et le Mont-Valérien
Nanterre descend du Mont-Valérien, au sud, jusqu'aux bords de la Seine, au nord. Entre les deux, les terrains changent vite. Sur les pentes, on trouve les formations argileuses et marneuses de la butte ; plus bas, les terrasses alluviales laissées par la Seine, sables et graviers souvent recouverts de limons. Partout, dans une ville qui s'est beaucoup transformée, des remblais d'épaisseur variable recouvrent le sol naturel, notamment autour des grands aménagements de l'ouest de la commune et des emprises ferroviaires.
Un sous-sol déjà bien documenté
La Banque du sous-sol du BRGM compte un millier d'ouvrages ou plus dans l'emprise de la commune : forages, sondages, puits. C'est une ressource précieuse. Avant de lancer une campagne, consulter ces archives permet de connaître la succession des couches, la profondeur des graviers et, parfois, le niveau d'eau mesuré à proximité. Une campagne bien préparée coûte moins et vise juste.
Les sécheresses de 2003 et 2020 ont fait l'objet d'un arrêté de catastrophe naturelle, et un effondrement est recensé sur la commune : deux rappels que les pentes et le sous-sol ne sont pas inertes.
Pentes, plaine et immeubles
- Sur les pentes du Mont-Valérien : argiles sensibles à la sécheresse, stabilité des terrassements en déblai, gestion des eaux de ruissellement qui descendent vers les rues basses.
- Dans la plaine : niveau de la nappe pour tout sous-sol, remblais à traverser, voisinage de grands ouvrages enterrés.
- Pour les immeubles : les charges imposent souvent des fondations profondes, dont la longueur se calcule à partir d'essais pressiométriques.
Partir des forages existants
Commencer par exploiter les forages existants de la Banque du sous-sol, puis une G2 AVP ciblée sur les incertitudes qui restent. Pour un collectif, prévoir des essais pressiométriques et un relevé piézométrique ; pour une maison sur les pentes, des essais de laboratoire sur les argiles et une étude de la stabilité si le terrain est entaillé.
Questions fréquentes à Nanterre
Les sondages des voisins suffisent-ils pour mon projet ? Ils orientent l'étude mais ne la remplacent pas. Les remblais et l'épaisseur des argiles varient d'une parcelle à l'autre ; au moins quelques sondages sous l'emprise du projet restent nécessaires.
Un terrain en pente coûte-t-il plus cher à étudier ? Souvent un peu plus, car la stabilité du talus et la gestion des eaux s'ajoutent au dimensionnement des fondations. C'est aussi là que l'étude évite les erreurs les plus coûteuses.
Nanterre dans les bases publiques
- 10 arrêtés de catastrophe naturelle
- 2 dont pour sécheresse
Source : API Géorisques, base GASPAR pour les arrêtés ; relevé du 2 octobre 2026.
| Retrait-gonflement des argiles | Présent, niveau important |
|---|---|
| Remontée de nappe | Présent |
| Inondation | Présent |
| Mouvements de terrain | Présent, 1 recensé (1 effondrement ou affaissement) |
| Cavités souterraines recensées | Aucune dans la base nationale |
| Zone sismique | Zone 1, très faible |
| Potentiel radon | Catégorie 1, potentiel faible |
| Arrêtés de catastrophe naturelle | 10, dont 2 pour sécheresse (2003, 2020) |
| Ouvrages dans la Banque du sous-sol | 1 000 ou plus dans l’emprise de la commune |
Géorisques et BRGM, 2 octobre 2026. Échelle de la commune : une parcelle se vérifie à son adresse (rapport de Nanterre). Une base muette ne prouve pas l’absence de risque.