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Mission géotechnique

Étude de sol pour un hangar ou un bâtiment d'activité

Un hangar paraît simple : une charpente, un bardage, une dalle. Sous la dalle pourtant circulent des chariots, s'alignent des rayonnages ou s'entasse une récolte. C'est le sol qui porte tout cela, et c'est lui que l'étude doit décrire.

Mission
Étude de sol pour un hangar ou un bâtiment d’activité
Intervention
France métropolitaine, hors Corse et outre-mer
Devis
Ferme, après lecture du dossier
Illustration d’un terrassement : fouille aux talus inclinés, pelle mécanique chargeant un camion-benne, géotechnicien contrôlant le fond de fouille au pénétromètre à main, couche de forme compactée en cours de mise en place.
Illustration Le fond de fouille est contrôlé avant la mise en place de la couche de forme.

En bref

  • Pour qui : hangars agricoles, entrepôts, ateliers, plateformes logistiques, bâtiments commerciaux et artisanaux.
  • But : décrire le sol sous le dallage, les fondations de la structure, les plateformes et les ouvrages d’eaux pluviales.
  • Quand : dès l’esquisse pour l’étude préalable, puis à l’avant-projet et au projet pour la conception, avant la consultation des entreprises.
  • Ce qu’on reçoit : le modèle du terrain, les solutions de fondation et de support du dallage, les tassements à attendre, les précautions de terrassement et de gestion de l’eau.
  • Prix : sur devis, après lecture du dossier ; les repères des maisons individuelles publiés sur la page prix des études de sol ne s’appliquent pas à un site d’activité.

Ce qui distingue un bâtiment d’activité

Parmi les demandes que reçoit Solintek, les bâtiments d’activité viennent, avec les logements collectifs et les équipements publics, juste après les maisons neuves et les ventes de terrain. Ils se distinguent d’une maison sur quatre points, qui orientent tous l’étude :

  • une grande surface de dallage chargée : rayonnages, chariots, stockage en vrac, machines ;
  • une structure sur poteaux ou portiques, qui concentre les charges en quelques points, parfois avec un pont roulant ;
  • des plateformes, des quais et des voiries lourdes, souvent sur des terrassements ou des remblais ;
  • une grande toiture, dont les eaux pluviales doivent être gérées sur le terrain.

Le mot « entrepôt » ne suffit donc pas à fixer un programme de sondages. Ce sont les charges, les niveaux et l’exploitation prévue qui le fixent.

Le dallage, premier sujet de l’étude

Le NF DTU 13.3, révisé en 2021, encadre les travaux de dallage. D’après la Fédération française du bâtiment, sa partie 1-1-1 couvre désormais les dallages de tous les ouvrages hors maisons individuelles, à usage industriel ou non, et la révision a intégré la norme NF P 94-500 sur les missions géotechniques. Trois points concernent directement le sol :

  • les dallages sont classés selon leur usage et la charge reçue, autour d’un seuil de 10 kN/m² ou 10 kN en charge concentrée, et non plus selon leur surface ;
  • une annexe traite de la réception du support : essais de déformabilité, de compacité et de non-gonflement, et matériaux exclus de la couche de forme, notamment les matériaux de déconstruction et de démolition ;
  • une annexe informative est consacrée à la géotechnique et à la préparation du support.

Le même document ne vise que les dallages désolidarisés, sans rôle structurel : un radier ou un dallage lié à la structure relève d’autres règles. L’étude de sol donne au concepteur du dallage ce qu’il ne peut pas deviner : la nature et l’épaisseur des couches sous la plateforme, leur sensibilité à l’eau, les tassements à attendre sous les charges d’exploitation, et les précautions de préparation du support. Le calcul du dallage, lui, revient à son concepteur. Voir dallage ou vide sanitaire et le DTU 13 et les fondations.

Les fondations de la structure

Une charpente sur portiques descend ses charges en quelques poteaux, parfois lourdement chargés. Selon la profondeur du bon sol, l’étude oriente vers des semelles isolées, des puits et longrines ou des fondations profondes. Elle s’appuie sur les sondages et sur des essais en place, comme l’essai pressiométrique, pour estimer la portance du sol et les tassements.

Les charges viennent du bureau d’études structure : descentes de charges des poteaux, efforts d’un pont roulant, tolérances de déformation de l’équipement. Solintek ne réalise pas de calcul de structure ; il travaille sur les charges que le projet lui transmet.

Plateforme, remblais et terrassements

Un bâtiment d’activité commence souvent par une plateforme : décapage, déblais, remblais, couche de forme. L’étude dit quels matériaux du site peuvent être réutilisés, quelle épaisseur de sol médiocre purger, et comment se comporte un ancien remblai sous une charge étendue. Un site déjà aménagé peut cacher d’anciennes fondations ou des remblais hétérogènes : transmettez son historique. Voir les terrassements, le terrain remblayé et l’étude géotechnique de voirie et réseaux pour les voies et les quais.

L’étude géotechnique n’est pas une étude de pollution : si le site a porté une activité, le diagnostic environnemental se cadre à part.

Les eaux pluviales d’une grande toiture

Une grande toiture et ses voiries concentrent les eaux de pluie. Leur gestion sur le terrain, par noues, tranchées ou bassins d’infiltration, suppose de connaître la perméabilité du sol et la hauteur de la nappe. Voir l’étude d’infiltration des eaux pluviales et le piézomètre. Sur argile, le guide du ministère « Construire en terrain argileux », écrit pour les maisons, demande de limiter les apports d’eaux pluviales et de ruissellement près des constructions ; le même principe guide l’implantation des ouvrages d’infiltration d’un bâtiment d’activité.

Quelle mission, et dans quel ordre

La norme NF P 94-500 enchaîne les missions, et les recommandations de Syntec-Ingénierie insistent pour qu’elles soient toutes réalisées :

  1. G1, étude préalable : les risques du site et les principes généraux, dès l’esquisse.
  2. G2, conception : phase avant-projet (comparaison des solutions), phase projet (justification), puis assistance à la consultation des entreprises. La phase avant-projet ne se contracte pas seule ; elle peut être une tranche ferme, les phases suivantes des tranches conditionnelles. Voir la G2 AVP et la G2 PRO.
  3. G3 et G4, chantier : la G3 pour le compte de l’entreprise, la G4 pour celui du maître d’ouvrage.

Les obligations d’étude du code de la construction en zone argileuse visent les immeubles d’habitation ou mixtes de deux logements au plus (articles L. 132-6 et L. 132-7) : elles ne se transposent pas automatiquement à un bâtiment uniquement d’activité. Un plan de prévention des risques, les règles propres à l’ouvrage ou les exigences du marché restent à examiner. L’article bâtiments tertiaires et industriels traite aussi de la RE2020 pour ces bâtiments.

Préparer la demande

Joignez le plan de masse et les niveaux, l’implantation des poteaux et les descentes de charges disponibles, les charges d’exploitation du dallage (rayonnages, chariots, stockage), la présence d’un pont roulant, le tracé des voiries, des réseaux et des ouvrages d’eaux pluviales, l’historique du site et les études existantes. Indiquez les accès et le calendrier de consultation. Le programme d’investigations aide à comparer les offres au même périmètre ; pour un ensemble de logements, voir plutôt l’immeuble collectif. Transmettre le dossier permet de proposer un programme adapté à l’opération.

Les tarifs, délais et investigations dépendent du projet, de l’accessibilité, des risques locaux, des résultats d’essais et du niveau de mission retenu.

Questions fréquentes

Une étude de sol est-elle obligatoire pour un hangar ?

En zone argileuse, l'obligation de conception des articles L. 132-6 et L. 132-7 du code de la construction vise les immeubles d'habitation ou mixtes de deux logements au plus : elle ne s'applique pas à un bâtiment uniquement agricole, industriel ou logistique. L'étude préalable que le vendeur d'un terrain non bâti constructible doit fournir (L. 132-5) ne dépend pas du projet, sauf dans les secteurs où l'urbanisme ne permet pas de maisons individuelles. Un plan de prévention des risques ou le contrat peut aussi demander une étude, et la norme NF P 94-500 prévoit l'enchaînement des missions pour tout ouvrage.

Quelle étude de sol pour un bâtiment agricole ou un entrepôt ?

Une étude de conception G2 : la phase avant-projet compare les solutions de fondation et de dallage, la phase projet les justifie sur les charges et niveaux arrêtés. Elle suppose une G1 préalable, que la norme place avant toute G2.

Le géotechnicien calcule-t-il le dallage ?

Non. Il fournit les caractéristiques du support, les tassements à attendre et les précautions de préparation de la plateforme. Le calcul du dallage revient à son concepteur, celui de la charpente et des poteaux au bureau d'études structure. Solintek ne réalise pas de calcul de structure.

Que faut-il fournir pour un bâtiment avec pont roulant ?

Les descentes de charges des poteaux qui portent le chemin de roulement, établies par le bureau d'études structure, ainsi que les tolérances de déformation demandées par l'équipement. L'étude de sol en tient compte pour choisir et justifier les fondations.

Quel seuil de charge le NF DTU 13.3 retient-il pour un dallage ?

Depuis sa révision de 2021, le NF DTU 13.3 classe les dallages selon leur usage et la charge reçue, autour d'un seuil de 10 kN/m² ou de 10 kN en charge concentrée, et non plus selon leur surface, d'après la Fédération française du bâtiment.

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Le simulateur donne une fourchette indicative en quelques minutes. Le devis ferme est établi après lecture de votre dossier (plans, adresse, projet).

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