En bref
- But : mesurer la capacité d’infiltration du sol à l’endroit et à la profondeur de l’ouvrage.
- Pour : un assainissement non collectif, un ouvrage d’infiltration des eaux pluviales, une étude de nappe.
- Ce qu’on reçoit : les valeurs mesurées, les conditions d’essai et leur interprétation pour le projet.
- Prix : voir le prix d’un test de perméabilité.
Les trois méthodes courantes
| Méthode | Où | Usage principal |
|---|---|---|
| Porchet | Trou de tarière peu profond, au-dessus de la nappe | Assainissement non collectif, infiltration à la parcelle |
| Lefranc | Cavité au fond d’un forage, souvent sous la nappe (norme NF EN ISO 22282-2) | Perméabilité d’une couche profonde, rabattement de nappe |
| Matsuo | Fosse creusée à la pelle | Ouvrage d’infiltration de grande taille, tranchée, noue |
Le principe est toujours le même : on ajoute de l’eau, on maintient un niveau ou on mesure sa baisse, et l’on en déduit la vitesse d’infiltration. Avant la mesure, le sol est saturé, sans quoi l’essai surestime sa capacité.
Ce qui fait varier le résultat
- La nature du sol : un sable infiltre cent à mille fois plus vite qu’une argile.
- La profondeur : une couche superficielle limoneuse peut cacher un sable perméable, ou l’inverse.
- La présence d’eau : près de la nappe, l’infiltration ralentit.
- La saison : un sol argileux fissuré en été peut paraître perméable et ne plus l’être en hiver.
Lire les seuils réglementaires
Pour un assainissement, l’arrêté du 7 septembre 2009 demande une perméabilité de 15 à 500 mm/h pour un traitement par le sol en place. Pour les eaux pluviales, les seuils viennent du règlement local (PLU, zonage pluvial) ou du maître d’œuvre. Dans tous les cas, c’est l’interprétation par un géotechnicien qui transforme une mesure en dimensionnement.
Pour aller plus loin : Porchet, Lefranc et assainissement, l’étude pour assainissement.
Séparer la mesure de la validation du dispositif
Un résultat de perméabilité porte sur une méthode, un niveau et un point. Il faut les rapprocher du futur ouvrage, de la nappe et des prescriptions locales. Un résultat favorable ne signifie pas que toute la parcelle peut recevoir le même dispositif.
Pour des eaux pluviales, les essais doivent être pertinents au niveau d’infiltration prévu ; le Cerema rappelle les limites des essais en nappe pour cet usage. Pour l’ANC, le SPANC examine le projet selon son cadre applicable.
Joindre les prescriptions et le plan dans la demande. Comparer les prix des tests, puis les prestations distinctes assainissement et infiltration des pluies.
Les tarifs, délais et investigations dépendent du projet, de l’accessibilité, des risques locaux, des résultats d’essais et du niveau de mission retenu.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 7 octobre 2026.
Sources et références :
- Norme NF P 94-500
- Eurocode 7 (NF EN 1997)
- Géorisques
- BRGM