Région
Étude de sol en Bretagne
Socle armoricain et altérites, radon de catégorie 3, falaises qui reculent, crues de l'Odet et de la Vilaine. Quatre départements.
Commandes d’une machine de sondage. Photographie Solintek.
- 56 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse
- 48 communes reconnues au moins une fois pour sécheresse
- 4 431 arrêtés pour inondation ou coulée de boue
- 2 541 cavités souterraines recensées dans la base nationale
Source : API Géorisques (base GASPAR), arrêtés publiés jusqu’au 21 septembre 2026, comptés par commune ; cavités : API Géorisques ; relevé du 23 octobre 2026.
Un socle ancien, tantôt affleurant, tantôt décomposé sur des mètres
Toute la Bretagne repose sur le Massif armoricain : granites, gneiss, schistes et grès très anciens. Ce socle dur est souvent coiffé d'altérites, roche décomposée sur place, d'épaisseur très variable. Autour de Rennes, la notice de la carte géologique au 1/50 000 (BRGM, 2000) décrit un substrat briovérien « en général complètement argilisé » sur 15 m et plus, une altération qui se généralise au nord et à l'ouest de la ville. Sur la feuille de Vannes et Saint-Gildas-de-Rhuys (BRGM, 2011), ces altérites ont une épaisseur moyenne de 1,50 m, mais atteignent la dizaine de mètres vers Theix et Noyalo. Celle de Saint-Brieuc (BRGM, 2004) prévient qu'elles passent de plusieurs mètres à quelques décimètres sur de courtes distances, au risque de tassements différentiels.
De petits bassins plus jeunes, comblés d'argiles et de sables, s'y logent : celui de Rennes et Chartres-de-Bretagne, ou ceux de la région de Quimper, dont la notice (BRGM, 1999) juge le sous-sol « très instable ».
Peu d'arrêtés de sécheresse, des argiles par endroits
La sécheresse n'a valu que 56 arrêtés de catastrophe naturelle, pour 48 des 1 202 communes bretonnes, concentrés en Ille-et-Vilaine (29 arrêtés) et dans le Morbihan (17), quand le Finistère en compte 8 et les Côtes-d'Armor 2. Peu d'arrêtés ne veut pas dire aucun sol sensible : Saint-Malo, Pont-Scorff et Nivillac sont classées, en leur centre, en exposition moyenne au retrait-gonflement, et la notice de Rennes signale des sables pliocènes « parfois très argileux ».
Le radon, sur la plupart des communes
Le potentiel radon dépend de la géologie, en particulier de la teneur en uranium des terrains. Une présentation de l'Autorité de sûreté nucléaire (Rennes, 2020) décrit la Bretagne comme un territoire « majoritairement à potentiel radon significatif ». Au relevé de l'API Géorisques du 23 octobre 2026, plus des trois quarts des communes bretonnes sont en catégorie 3, la plus élevée des trois que fixe l'arrêté du 27 juin 2018. Cette catégorie entre dans l'état des risques remis à l'acheteur ; pour une construction, elle se traite au plancher bas et dans les niveaux enterrés.
Une côte qui recule par endroits
Plusieurs plans de prévention bretons couvrent à la fois la submersion marine et le recul du trait de côte : baie de Saint-Brieuc, rives est et ouest de l'Odet, Camaret-sur-Mer, presqu'île de Rhuys (Géorisques). En baie de Saint-Brieuc, la mer taille dans les limons des falaises abruptes, « périodiquement soumises à de grands effondrements après les périodes pluvieuses », selon la notice. La base nationale recense 3 061 mouvements de terrain dans la région, dont 645 dans le Morbihan, où dominent les érosions de berges.
Les 2 541 cavités inventoriées tiennent aussi au bord de mer : 1 370 dans le Finistère, grottes de la presqu'île de Crozon et ouvrages militaires ; 608 dans le Morbihan, surtout militaires. À l'intérieur, Chartres-de-Bretagne réunit à elle seule plus du tiers des 179 cavités d'Ille-et-Vilaine : d'anciennes carrières de calcaire.
L'Odet, la Vilaine, le Blavet
La région compte 4 431 arrêtés d'inondation ou de coulée de boue. À Quimper, la marée remonte la ria de l'Odet jusqu'au cœur de la ville : une crue, un fort coefficient et un vent de tempête peuvent inonder la ville basse le long des quais, écrit la notice. Sur la Vilaine, l'État a prescrit le 2 juillet 2024 la révision des plans de prévention du bassin rennais et de la Vilaine aval ; Redon a été reconnue en catastrophe naturelle pour les inondations de janvier et février 2025. Sur le Blavet, le plan révisé a été approuvé en septembre 2026 (Géorisques).
Étude de sol G1 et G2 en Bretagne
Les actes DVF recensent 13 462 terrains à bâtir vendus en 2023 et 2024, dont 3 909 en Ille-et-Vilaine et 3 743 dans le Finistère. La mission suit le terrain :
- sur le socle altéré : une étude G2 AVP mesure l'épaisseur d'altérite sous toute l'emprise, pour ne pas fonder à la fois sur la roche et sur l'arène ;
- sur les argiles d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan : une étude G1 à la vente en zone d'exposition moyenne ou forte ;
- près des anciennes carrières et des falaises : recherche de cavités, stabilité du versant, distance au rebord ;
- en fond de vallée et en bord de mer : cote du plan de prévention, nappe et vases compressibles.
Solintek n'annonce pas de bureau en Bretagne : faisabilité, déplacement et délai se confirment au devis ; tarifs sur la page prix. Pages de ville : Rennes, Quimper, Saint-Brieuc et Vannes.
Questions fréquentes en Bretagne
Le radon empêche-t-il de construire un sous-sol ? Non. La catégorie 3 signale une probabilité plus forte de concentrations élevées dans les bâtiments ; elle se prend en compte dès la conception, par l'étanchéité du plancher bas et la ventilation des parties enterrées.
Sur le granite, une étude de sol est-elle superflue ? Rarement. Le rocher sain peut être à un mètre comme à quinze, sous une arène ou une argile d'altération. Seuls des sondages sous l'emprise disent où ancrer ; le dossier se transmet par le formulaire de contact.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 23 octobre 2026.
- Département décrit en détail
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Contours : Etalab, 2024, licence ouverte. Solintek intervient dans toute la France métropolitaine hors Corse.
Étude de sol par département
- Côtes-d'Armor (22)Arènes granitiques épaisses, kaolins de Quessoy, falaises de limon en recul, baie de Saint-Brieuc et radon.
- Finistère (29)Socle du Léon et de Cornouaille, grottes de Crozon, falaises qui glissent, crues de l'Odet et de l'Aulne, radon.
- Ille-et-Vilaine (35)Schistes briovériens altérés, argiles du bassin de Rennes, carrières de Chartres-de-Bretagne, Vilaine et marais de Dol.
- Morbihan (56)Golfe et presqu'îles, kaolins de Ploemeur, berges qui reculent, submersion à Gâvres, crues du Blavet, radon.
Ce qui s’applique partout (loi ELAN, missions G1 à G5, vérification sur Géorisques) : l’étude de sol en France.
Une étude de sol à préparer ?
Le simulateur donne une fourchette indicative en quelques minutes. Le devis ferme est établi après lecture de votre dossier (plans, adresse, projet).