Les trois formes
- Semelle filante : une bande continue sous les murs porteurs. La plus courante en maison individuelle.
- Semelle isolée : un massif sous un poteau.
- Radier : une dalle épaisse sous toute l’emprise, qui répartit les charges.
La profondeur d’assise
Une semelle doit être posée :
- sur une couche porteuse, en place, sans terre végétale ni remblai ;
- hors gel, à une profondeur qui dépend de l’altitude et du climat local ;
- hors de la zone sensible à la sécheresse en terrain argileux : au moins 0,80 m en exposition moyenne et 1,20 m en exposition forte, selon les techniques particulières réglementaires ;
- de façon homogène sur toute la maison.
Portance et tassements
L’étude géotechnique fournit la contrainte que le sol peut supporter et les tassements attendus. Le bureau d’études structure en déduit la largeur des semelles. Les deux vérifications comptent : une semelle peut être stable mais tasser trop, surtout si le sol varie sous la maison.
Le dallage
Sur terre-plein, le dallage repose sur un remblai compacté ; sur argile, il suit ses mouvements. Un plancher porté sur vide sanitaire l’en affranchit.
Les erreurs fréquentes sur le chantier
- Laisser un fond de fouille sécher au soleil ou se remplir d’eau avant le coulage.
- Fonder une partie de la maison sur un remblai ou une poche molle non purgée.
- Changer de niveau d’assise sans redan ni avis.
- Couler sans réception du fond de fouille par le géotechnicien sur un terrain douteux.
Pour aller plus loin : les types de fondations, construire sur sol argileux.
Vérifier les hypothèses avant de retenir des semelles
Une semelle n’est pas choisie seulement parce que le terrain est qualifié de « bon sol ». Les charges, le modèle géotechnique, les tassements et les dispositions constructives doivent être cohérents avec l’ouvrage. Un sol décrit au sondage voisin ne suffit pas à arrêter la solution du projet.
À l’ouverture des fouilles, une couche différente, des remblais ou de l’eau doivent être signalés aux intervenants compétents avant de poursuivre les travaux concernés. Les rôles d’exécution et de supervision se préparent au contrat ; aucun contrôle visuel isolé ne remplace ces missions.
Lire la G2 PRO, la G3 et la G4. Soumettre le rapport et les plans pour préciser les suites géotechniques.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 9 octobre 2026.
Sources et références :
- NF P 94-261, justification des fondations superficielles (Eurocode 7)
- NF DTU 13.11, fondations superficielles
- Arrêté du 22 juillet 2020 relatif aux techniques particulières de construction