Les principales techniques
| Technique | Principe | Domaine d’emploi |
|---|---|---|
| Inclusions rigides | Colonnes béton non liées à la structure, sous un matelas de répartition | Dallages, bâtiments sur sols compressibles |
| Colonnes ballastées | Colonnes de gravier compacté | Sols mous, remblais, accélèrent le drainage |
| Préchargement et drains verticaux | On charge le sol avant de construire pour le faire tasser | Grandes surfaces, délais disponibles |
| Compactage dynamique | Chute répétée d’une masse lourde | Remblais, sols granulaires lâches |
| Injection | Coulis injecté dans le sol | Reprises en sous-œuvre, comblement de vides |
| Traitement à la chaux ou au liant | Mélange en place | Plateformes, remblais, voirie |
Quand ces techniques ont un sens
- Sur de grandes surfaces chargées uniformément : entrepôts, dallages industriels, lotissements, voies.
- Sur des sols compressibles d’épaisseur moyenne, où des pieux seraient longs et coûteux.
- Quand le délai le permet, pour le préchargement.
Ce que l’étude doit fournir
- L’épaisseur et la compressibilité des couches molles (essais œdométriques, pénétromètre statique, pressiomètre).
- La couche d’ancrage des inclusions.
- Le niveau de l’eau et la perméabilité, pour les drains.
- Les tassements attendus avec et sans amélioration.
Les limites
- Une amélioration de sol se conçoit et se contrôle : essais de réception, suivi des tassements.
- Elle ne convient pas toujours aux charges concentrées très élevées.
- Sur une argile gonflante, l’amélioration ne neutralise pas le retrait-gonflement en surface.
Pour aller plus loin : les sols organiques et compressibles, les fondations profondes.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 2 octobre 2026.
Sources et références :
- Recommandations ASIRI pour les inclusions rigides (2012)
- NF P 94-500 (novembre 2013)