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Département 24

Étude de sol en Dordogne (24)

Calcaires du Crétacé et argiles d'altération autour de Périgueux, falaises, anciennes carrières et molasses du Bergeracois.

Le calcaire du Périgord et ce qui le couvre

La notice de la carte géologique de Périgueux-Ouest (BRGM, 1989) décrit un substratum de calcaires et de craies du Crétacé supérieur, découpé en plateaux et en cuestas par la Dronne, l'Isle et leurs affluents. Sur les plateaux boisés de châtaigniers, ce calcaire porte des sables argileux bruns à silex noirs, nés de sa propre altération : d'un à cinq mètres sur les hauteurs, plus de dix sur certains versants et au fond des dolines, très nombreuses entre Périgueux et Chancelade. La notice souligne leurs implications géotechniques. Au nord-est, la bordure du Massif central fait affleurer des roches métamorphiques (notice de Périgueux-Est).

Le sud change de nature. Autour de Bergerac, selon la notice de cette feuille (BRGM, 1985), la vallée de la Dordogne étale des alluvions sableuses et graveleuses, dominées en rive gauche par des coteaux de molasses, des argiles silteuses dont le cortège comprend des smectites, minéraux argileux qui gonflent en s'humidifiant et se rétractent en séchant. Vers l'ouest, les épandages du Landais alternent sables et argiles vertes très riches en smectites.

Falaises et carrières

Les services de l'État en Dordogne présentent ainsi le département dans leurs plans de prévention des mouvements de terrain : il est concerné surtout par les écroulements, les chutes de blocs, les glissements et le retrait-gonflement des argiles, et ses nombreuses cavités, naturelles ou creusées, rendent possibles affaissements et effondrements. Les falaises calcaires bordent les rivières, et l'habitat s'est souvent installé à leur pied : à La Roque-Gageac, un écroulement a fait trois morts en 1957. Le calcaire blanc du Turonien a été tiré de centaines de carrières de pierre de taille dans le Périgord blanc, la pierre de Chancelade par exemple (notice de Périgueux-Ouest) ; à Chancelade justement, le 25 octobre 1885, quatre hectares de carrières souterraines se sont effondrés d'un coup, faisant quatorze victimes.

L'inventaire national compte aujourd'hui 7 168 cavités et 741 mouvements de terrain dans le département. Au relevé du 23 octobre 2026, Champcevinel, commune de 3 126 habitants au nord de Périgueux, en portait 34, Périgueux 19.

Des plans de prévention propres aux argiles

Autour de Périgueux, plusieurs communes ont un plan de prévention consacré aux tassements différentiels dus aux argiles, notamment Boulazac, Champcevinel et Coursac ; celui de Périgueux traite ensemble les anciennes carrières souterraines, les chutes de blocs, les glissements et les tassements (Géorisques). Les arrêtés confirment l'exposition : 1 648 arrêtés de sécheresse, et 441 communes sur 503 reconnues au moins une fois, soit 88 %. Les épisodes les plus étendus remontent à 2011 (306 communes), 1989 et 1992. Parmi les communes repères, Boulazac Isle Manoire, Champcevinel, Coulounieix-Chamiers, Trélissac et Coursac sont en exposition forte, Périgueux et Bergerac en exposition moyenne ; les sept sont en zone de sismicité 1, très faible.

L'eau, elle, se règle vallée par vallée : 2 380 arrêtés pour inondation ou coulée de boue, et des plans de prévention pour l'agglomération de Périgueux, sur l'Isle, pour le Bergeracois et pour la Dordogne en amont, qui couvre notamment Beynac-et-Cazenac et La Roque-Gageac.

Étude de sol G1 et G2 en Dordogne

Le terrain à bâtir s'y négocie à 29 € le m² en valeur médiane, pour 698 ventes réparties sur 203 communes en 2023 et 2024 (DVF). Bergerac et la couronne de Périgueux mènent : Boulazac Isle Manoire, Champcevinel, Coulounieix-Chamiers, Trélissac et Coursac, c'est-à-dire précisément les communes repères classées en exposition forte. La vente d'un terrain constructible y appelle une étude G1.

Pour construire, l'étude G2 AVP mesure l'épaisseur des altérites et fixe la profondeur à laquelle ancrer les fondations sous les argiles. Près d'une falaise ou d'un ancien front de taille, elle vérifie la stabilité de l'escarpement et cherche les vides (détection des cavités) ; sur un versant, elle traite aussi le soutènement. Aucun bureau n'est annoncé en Dordogne : faisabilité, déplacement et délai sont confirmés au devis ; tarifs sur la page prix.

Risques du sol en Dordogne : les chiffres

  • 1 648 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse
  • 441 communes reconnues au moins une fois pour sécheresse
  • 2 380 arrêtés pour inondation ou coulée de boue
  • 7 168 cavités souterraines recensées dans la base nationale

Source : API Géorisques (base GASPAR), arrêtés publiés jusqu’au 21 septembre 2026, comptés par commune ; cavités : API Géorisques ; relevé du 22 octobre 2026.

Communes
503, pour 417 614 habitants
Arrêtés sécheresse
1 648 arrêtés, 441 communes reconnues au moins une fois, surtout pour 2011, 1989, 1992
Autres arrêtés
2 380 pour inondation ou coulée de boue, 532 pour mouvement de terrain
Cavités recensées
7 168
Mouvements de terrain recensés
741
Terrains à bâtir vendus
698 en 2023 et 2024, dans 203 communes, prix médian 29 € le m²
Communes repères en Dordogne
Commune Argiles au centre Années de sécheresse reconnues Cavités recensées Zone sismique Radon
Périgueux (préfecture) moyenne 8 19 1 1
Bergerac moyenne 8 0 1 1
Boulazac Isle Manoire forte 8 5 1 1
Champcevinel forte 6 34 1 1
Coulounieix-Chamiers forte 10 10 1 1
Trélissac forte 8 13 1 1
Coursac forte 9 13 1 1

Sources : API Géorisques (base GASPAR), arrêtés publiés jusqu’au 21 septembre 2026 ; API Géorisques ; DVF (Etalab) ; geo.api.gouv.fr. Données récupérées le 22 octobre 2026. Arrêtés comptés par commune. Argiles : exposition au centre de la commune sur la carte en vigueur. Zone sismique de 1 (très faible) à 5 (forte), potentiel radon de 1 à 3. Une base muette ne prouve pas l’absence de risque : une parcelle se vérifie à son adresse.

Questions fréquentes en Dordogne

Peut-on construire au pied d'une falaise ? Là où un plan de prévention des mouvements de terrain existe, comme à Beynac-et-Cazenac, la bande la plus exposée aux chutes de pierres et de blocs est classée en zone rouge, inconstructible. Ailleurs, le projet commence par une étude de l'escarpement, avant toute conception des fondations.

Une doline sur le terrain pose-t-elle problème ? Elle signale une dissolution du calcaire sous la couverture, et les altérites y sont plus épaisses, selon la notice de Périgueux-Ouest. Elle se repère, se sonde, puis s'évite ou se traite avant d'implanter la maison.

Rédaction Solintek. Mise à jour le 22 octobre 2026.

Pour aller plus loin : étude G2 AVP avant construction, guide : les argiles et le retrait-gonflement, guide : détecter les cavités souterraines, guide : lire Géorisques, étude hydrogéologique, guide : eaux pluviales.

Départements voisins en Nouvelle-Aquitaine : Charente, Charente-Maritime, Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Vienne.

Ce qui s’applique partout (loi ELAN, missions G1 à G5, vérification sur Géorisques) : l’étude de sol en France.

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