Aller au contenu

Réglementation

Qui paie l'étude de sol : vendeur ou acheteur ?

Publié le Mis à jour le Lecture : 3 min

Illustration d’un devis d’étude de sol posé sur un bureau, détaillant sondages, essais in situ, essais en laboratoire, rapport d’étude et total HT, à côté d’une calculatrice et d’un échantillon de sol.
Illustration Un devis se compare poste par poste : sondages, essais in situ, essais en laboratoire, rapport.

Qui Paye l’Étude de Sol : Vendeur ou Acheteur ?

Lors de la vente d’un terrain constructible, la question du paiement de l’étude de sol revient systématiquement : est-ce au vendeur ou à l’acheteur de payer ? Depuis la loi ELAN de 2018, la réponse est claire. Voici tout ce que vous devez savoir sur les obligations de chacun.

Réponse rapide

Le vendeur fournit l’étude préalable exigée pour la vente concernée par L. 132-5. Le maître d’ouvrage commande l’étude de conception s’il retient cette voie pour son projet. Le contrat doit préciser la mission, ses phases et les prestations incluses.

Ce que dit la loi ELAN (article 68)

La loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 (dite loi ELAN - Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) a créé le dispositif désormais codifié à L. 132-5 du code de la construction et de l’habitation :

« En cas de vente d’un terrain non bâti constructible, une étude géotechnique préalable est fournie par le vendeur. Cette étude est annexée à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique de vente. »

Conditions d’application

Le dispositif s’applique depuis le 1er octobre 2020 aux terrains non bâtis constructibles en zone RGA moyenne ou forte, dans les secteurs où des maisons individuelles sont autorisées. La carte du 9 janvier 2026 s’applique aux promesses, ou à défaut actes, et aux contrats concernés conclus à partir du 1er juillet 2026. Ces zones couvrent désormais 55 % du territoire hexagonal, contre 48 % avec la carte de 2020, selon Géorisques. Voir le guide ELAN.

Le vendeur fournit l’étude préalable

  • G1 ES et PGC : risques du site et principes généraux, sans dimensionnement du bâtiment.
  • Annexée à la promesse, ou à défaut à l’acte authentique.
  • Validité de 30 ans en l’absence de remaniement du sol.
  • Indications commerciales et périmètres : prix G1.

Le maître d’ouvrage prépare la conception

Pour les contrats concernés, L. 132-7 prévoit étude de conception adaptée ou techniques particulières réglementaires. Une G2 AVP et PRO conforme à la norme vaut présomption de conformité de l’étude de conception ; elle ne doit pas être présentée comme une pièce obligatoire universelle de tout permis.

Consulter les prix G2 AVP et prix G2 PRO. L’assureur peut demander une étude dans son dossier de souscription : exigez son périmètre par écrit, sans présumer une garantie ou une exclusion automatique.

Cas pratiques : qui paie quoi ?

SituationOrganisation à retenir
Vente soumise à L. 132-5, G1 manquanteLe vendeur fournit l’étude ; demander la régularisation avec le notaire avant de signer
Vente hors du champ RGALa charge d’une étude volontaire se fixe au contrat ; vérifier les autres prescriptions
Projet de construction en CCMIPréciser les études fournies, la voie constructive et les prestations incluses au contrat
Vente en lotissementVérifier que le rapport couvre le lot ; la conception du bâtiment relève du projet de son maître d’ouvrage
Étude du vendeur ancienneVérifier validité, remaniements et périmètre avant de la réutiliser

Une G1 payée par le vendeur ne devient pas une G2 parce qu’elle est transmise au constructeur. La préparation de l’achat explique les documents à demander.

Si le vendeur n’a pas fourni l’étude exigée

L’absence de G1 ne crée ni amende pénale ELAN automatique ni annulation automatique de la vente. Un recours dépend des faits, du fondement juridique, du préjudice et des délais. Le notaire ou un professionnel du droit doit examiner le dossier, notamment si la promesse a déjà été signée.

Ne confondez pas cette situation avec les sanctions propres à d’autres obligations, telles que l’assurance construction. Sources : L. 132-5 à L. 132-8, contenu des études.

Vérifiez si votre terrain est concerné

Pour savoir si votre terrain est en zone d’exposition au retrait-gonflement des argiles, consultez la carte officielle Géorisques. Il suffit de saisir l’adresse du terrain pour connaître le niveau d’exposition (faible, moyen ou fort).

Préparez une estimation indicative

Pour préciser le besoin et son périmètre, joindre la parcelle et les pièces de vente.

Rédaction Solintek. Mise à jour le 10 octobre 2026.

Sol argileux

Les précautions d’une maison sur argile

Fondations ancrées sous la zone sensible, vide sanitaire, eaux pluviales éloignées, arbres à distance : les règles qu’une étude G2 adapte au terrain réel.

Maison sur sol argileux : fondations et précautions Coupe de principe d’une maison sur sol argileux en exposition forte. Les semelles filantes sont ancrées à 1,20 mètre au moins sous le terrain naturel, dans l’argile sensible au retrait-gonflement, sous un limon et une terre végétale ; une marne apparaît vers 3 mètres. Le plancher repose sur un vide sanitaire. Un trottoir étanche en pente entoure la maison, la descente d’eaux pluviales est raccordée à une canalisation qui évacue l’eau loin des murs, et un arbre est planté à une distance D au moins égale à sa hauteur adulte H ; sous lui, ses racines dessèchent le sol en profondeur. Repères numérotés de 1 à 5. © Solintek, schéma original. sol desséché par les racines Maison 1,20 m H D 12345 0 m−1 m−2 m−3 m LimonArgile (RGA)Marne 1 Semelle à 1,20 m min. 2 Vide sanitaire 3 Trottoir étanche 4 Pluvial éloigné 5 Arbre : D ≥ H © Solintek
Schéma de principe Maison sur sol argileux en exposition forte : fondations ancrées à 1,20 m au moins et homogènes, vide sanitaire, trottoir étanche, eaux pluviales évacuées loin des murs, arbre à une distance au moins égale à sa hauteur adulte. Chaque terrain a sa propre succession de couches : seule l’étude de sol la décrit. © Solintek, schéma original.

Loi ELAN

Lire l’exposition aux argiles à son adresse

La catégorie d’exposition, faible, moyenne ou forte, décide de ce qu’impose la loi à la vente d’un terrain et à la construction d’une maison.

Lire l’exposition aux argiles à son adresse, et ce qu’elle impose À gauche, un extrait de carte fictif, comme celui de Géorisques : le territoire d’une commune est partagé en zones d’exposition faible, moyenne et forte au retrait-gonflement des argiles, et une parcelle est repérée en zone forte. À droite, ce que chaque catégorie impose depuis la loi ELAN : en exposition faible, rien ; en exposition moyenne ou forte, le vendeur d’un terrain constructible fournit une étude géotechnique préalable G1, et la construction d’une maison suit une étude de conception G2 ou des techniques particulières, avec des fondations d’au moins 0,80 mètre en exposition moyenne et 1,20 mètre en exposition forte. La carte en vigueur s’applique depuis le 1er juillet 2026. © Solintek, schéma original. votre terrain exposition faible exposition moyenne exposition forte EXTRAIT DE CARTE FICTIF 100 m CE QU’IMPOSE LA CATÉGORIE Exposition Vendre un terrain constructible Faire construire une maison Faible Pas d’obligation Pas d’obligation Moyenne Étude G1 fournie Étude G2, ou fondations à 0,80 m Forte Étude G1 fournie Étude G2, ou fondations à 1,20 m Fondations : avec les autres techniques particulières (structure rigidifiée, eaux pluviales, arbres), si l’on ne suit pas d’étude G2. Carte d’exposition en vigueur depuis le 1er juillet 2026 (arrêté du 9 janvier 2026), consultable à l’adresse sur Géorisques. © Solintek
Schéma de principe À gauche, un extrait de carte fictif, comme celui de Géorisques : le territoire d’une commune est partagé en zones d’exposition faible, moyenne et forte au retrait-gonflement des argiles, et une parcelle est repérée en zone forte. À droite, ce que chaque catégorie impose depuis la loi ELAN : en exposition faible, rien ; en exposition moyenne ou forte, le vendeur d’un terrain constructible fournit une étude géotechnique préalable G1, et la construction d’une maison suit une étude de conception G2 ou des techniques particulières, avec des fondations d’au moins 0,80 mètre en exposition moyenne et 1,20 mètre en exposition forte. La carte en vigueur s’applique depuis le 1er juillet 2026. © Solintek, schéma original.

Une étude de sol à préparer ?

Le simulateur donne une fourchette indicative en quelques minutes. Le devis ferme est établi après lecture de votre dossier (plans, adresse, projet).

Vos préférences de confidentialité

Vous pouvez autoriser des outils facultatifs pour nous aider à améliorer le site. Votre choix ne change pas l’accès aux services.

Aucune finalité publicitaire n’est activée par ces choix. Vous pouvez les retirer à tout moment avec « Préférences de confidentialité » en bas du site. En savoir plus.

↑ ↓ pour choisir, Entrée pour ouvrir, Échap pour fermer