Le pénétromètre dynamique
Une masse tombe d’une hauteur donnée sur un train de tiges terminé par une pointe conique. On compte le nombre de coups nécessaires pour enfoncer la pointe d’une longueur donnée, et l’on en déduit une résistance dynamique de pointe. Il existe plusieurs gammes, du pénétromètre léger, portable, au pénétromètre lourd sur chenilles (norme NF EN ISO 22476-2).
Avantages : rapide, économique, passe dans la plupart des sols. Limites : sensible aux blocs, influencé par le frottement des tiges en profondeur, pas d’échantillon.
Le pénétromètre statique
Une pointe est enfoncée à vitesse constante par un vérin, avec un camion lesté en réaction. Elle mesure en continu la résistance de pointe et, avec un manchon, le frottement latéral (norme NF EN ISO 22476-1 pour le cône électrique). Le rapport entre les deux aide à identifier les sols : sables, limons, argiles, tourbes.
Avantages : mesure très fine, idéale dans les sols mous et les alternances. Limites : bloquée par les sols durs et les blocs.
Lire une courbe
- Une résistance faible et régulière près de la surface : terre végétale, remblai, argile molle.
- Une augmentation nette : la couche porteuse probable, à confirmer par la reconnaissance.
- Une résistance qui chute en profondeur : couche molle sous une croûte plus dure, ou vide.
- Un refus : roche, couche très dense ou bloc.
Leur place dans une étude
Le pénétromètre est l’outil de cartographie de la résistance sous un bâtiment : plusieurs points comparés disent si le sol est homogène. Il se complète par une reconnaissance des couches et, pour les projets importants, par des essais pressiométriques.
Pour aller plus loin : les sondages, les essais en place.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 10 octobre 2026.
Sources et références :
- NF EN ISO 22476-2, essai de pénétration dynamique
- NF EN ISO 22476-1, essai de pénétration au cône électrique