Aller au contenu

Département 30

Étude de sol dans le Gard (30)

Schistes cévenols, gypse et anciennes mines du bassin d'Alès, garrigues de Nîmes, cailloutis des Costières, zone sismique 3.

Cévennes, garrigues, Costières et Camargue

Le Gard réunit quatre sous-sols très différents. Au nord-ouest, les Cévennes sont faites de schistes, de micaschistes et de granites, et le bassin houiller d'Alès et de La Grand-Combe y ajoute ses schistes gréseux. Au centre s'étendent les garrigues ; celles de Nîmes, d'après la notice de la carte géologique au 1/50 000 (BRGM), sont des collines et plateaux de calcaires du Crétacé inférieur, limités au sud par la faille de Nîmes. Le plateau des Costières porte des alluvions anciennes du Rhône, surtout des galets, épaisses d'une quinzaine de mètres en moyenne. Au sud-est, le domaine camarguais, bas et quadrillé de canaux, borde le fleuve.

Le vide : gypse, carrières et mines

Le dossier départemental des risques majeurs (DDRM) de 2021 distingue les cavités. Celles du karst, très nombreuses, ne semblent pas poser de problème majeur d'effondrement ; celles nées de la dissolution du gypse ont causé des désordres parfois importants à Laval-Pradel, aux Salles-du-Gardon, à Boucoiran-et-Nozières et à Alès. Les carrières souterraines abandonnées, exploitées pour la plupart à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, concernent d'abord l'Uzège, ses terres réfractaires et ses ocres. L'inventaire national porte 2 290 cavités pour le département et 2 221 mouvements de terrain.

Reste le passé minier : une centaine de communes sont concernées par un aléa minier, et le DDRM range le Gard parmi les départements d'Occitanie les plus concernés par ce risque. Des fontis sont apparus à Barjac, Connaux, Gaujac et Laudun-l'Ardoise, au-dessus d'anciennes exploitations de lignite peu profondes. À La Grand-Combe, le glissement de la Montagne du Gouffre a déplacé 8 millions de m³ en 1896.

Un département qui tremble

Selon le DDRM, 217 communes sont en zone de sismicité 2, faible, et 127 en zone 3, modérée, au nord-est autour du Gard rhodanien ; sept seulement, à l'extrême sud, restent en zone 1. Uzès, Bagnols-sur-Cèze et Beaucaire sont en zone 3, Nîmes et Alès en zone 2, Vauvert en zone 1 (Géorisques). Le séisme de 1946 a atteint l'intensité VII à Meynes et Roquemaure ; celui de Barjac, en 2011, de magnitude 4,5, n'a pas fait de dégât notable. En zone 3, une maison individuelle suit les règles simplifiées du guide CPMI-EC8 zones 3-4 (édition 2021) ou l'Eurocode 8, rappelle le ministère de la Transition écologique.

Crues éclair et argile récente

Les inondations comptent 2 676 arrêtés. Le DDRM de 2021 tient toutes les communes du département pour touchées par le risque inondation, et 21 % de sa superficie pour inondable ; la crue de septembre 2002 y a fait 22 morts et sinistré 299 communes. Géorisques y recense de nombreux plans de prévention du risque inondation.

L'argile s'est manifestée plus tard. 241 des 350 communes ont reçu au moins un arrêté de sécheresse, 720 en tout, et les trois épisodes les plus étendus sont récents : 2017 (200 communes), 2022 et 2019. Alès est en exposition forte au centre de la commune, Vauvert, Beaucaire et Uzès en exposition moyenne. Géorisques ne recense aucun plan de prévention du retrait-gonflement dans le Gard ; en août 2020, un porter à connaissance fondé sur la carte d'exposition a été adressé aux 350 maires.

Étude de sol G1 et G2 dans le Gard

En 2023 et 2024, les données DVF recensent 1 240 ventes de terrains à bâtir dans 219 communes, à 238 € le m² en valeur médiane. Nîmes concentre de loin le plus de ventes, devant Vauvert, Beaucaire, Caveirac, Alès et Uzès. Dans le bassin d'Alès et l'Uzège, l'étude G2 AVP part des archives minières et des carrières connues, puis cherche les vides sous l'emprise (recherche de cavités) ; en plaine, elle relève la nappe. Une étude G1 accompagne la vente d'un terrain en exposition moyenne ou forte. Sans bureau dans le Gard, Solintek confirme faisabilité, déplacement et délai au devis ; la page prix donne les tarifs.

Nîmes, détaillée à part

Nîmes a sa propre page, consacrée à ses cadereaux, à son piémont et à la Vistrenque : étude de sol à Nîmes. Le tableau qui suit reprend ses données publiques.

Communes dans le Gard, données publiques
Commune Argiles, niveau le plus élevé Arrêtés sécheresse Cavités recensées Mouvements recensés
Nîmes important 7 33 10

Géorisques, données récupérées le 22 octobre 2026. Exposition aux argiles : niveau le plus élevé signalé sur la commune, à vérifier à l’adresse.

Risques du sol dans le Gard : les chiffres

  • 720 arrêtés de catastrophe naturelle pour sécheresse
  • 241 communes reconnues au moins une fois pour sécheresse
  • 2 676 arrêtés pour inondation ou coulée de boue
  • 2 290 cavités souterraines recensées dans la base nationale

Source : API Géorisques (base GASPAR), arrêtés publiés jusqu’au 21 septembre 2026, comptés par commune ; cavités : API Géorisques ; relevé du 22 octobre 2026.

Communes
350, pour 770 940 habitants
Arrêtés sécheresse
720 arrêtés, 241 communes reconnues au moins une fois, surtout pour 2017, 2022, 2019
Autres arrêtés
2 676 pour inondation ou coulée de boue, 175 pour mouvement de terrain
Cavités recensées
2 290
Mouvements de terrain recensés
2 221
Terrains à bâtir vendus
1 240 en 2023 et 2024, dans 219 communes, prix médian 238 € le m²
Communes repères dans le Gard
Commune Argiles au centre Années de sécheresse reconnues Cavités recensées Zone sismique Radon
Nîmes (préfecture) non renseignée 7 33 2 1
Alès forte 7 7 2 3
Vauvert moyenne 5 0 1 1
Beaucaire moyenne 0 5 3 1
Caveirac moyenne 9 3 2 1
Uzès moyenne 1 1 3 1
Saint-Victor-la-Coste moyenne 1 0 3 2

Sources : API Géorisques (base GASPAR), arrêtés publiés jusqu’au 21 septembre 2026 ; API Géorisques ; DVF (Etalab) ; geo.api.gouv.fr. Données récupérées le 22 octobre 2026. Arrêtés comptés par commune. Argiles : exposition au centre de la commune sur la carte en vigueur. Zone sismique de 1 (très faible) à 5 (forte), potentiel radon de 1 à 3. Une base muette ne prouve pas l’absence de risque : une parcelle se vérifie à son adresse.

Questions fréquentes dans le Gard

Comment savoir si une parcelle surplombe d'anciens travaux miniers ? La mairie détient les études d'aléas minières transmises par le préfet ; le rapport Géorisques de la commune signale aussi le risque. Seuls des sondages sous l'emprise écartent ensuite une galerie.

Le gypse est-il plus préoccupant que le calcaire ? Le DDRM le juge ainsi : les cavités de gypse ont causé des désordres, pas celles du karst calcaire. Sur les terrains gypseux, une recherche de vides précède la construction.

Rédaction Solintek. Mise à jour le 22 octobre 2026.

Pour aller plus loin : étude G2 AVP avant construction, guide : les argiles et le retrait-gonflement, guide : risques naturels, guide : détecter les cavités souterraines, guide : lire Géorisques, étude hydrogéologique, guide : eaux pluviales.

Départements voisins en Occitanie : Haute-Garonne, Hérault, Tarn, Tarn-et-Garonne.

Ce qui s’applique partout (loi ELAN, missions G1 à G5, vérification sur Géorisques) : l’étude de sol en France.

Une étude de sol à préparer ?

Le simulateur donne une fourchette indicative en quelques minutes. Le devis ferme est établi après lecture de votre dossier (plans, adresse, projet).

Vos préférences de confidentialité

Vous pouvez autoriser des outils facultatifs pour nous aider à améliorer le site. Votre choix ne change pas l’accès aux services.

Aucune finalité publicitaire n’est activée par ces choix. Vous pouvez les retirer à tout moment avec « Préférences de confidentialité » en bas du site. En savoir plus.

↑ ↓ pour choisir, Entrée pour ouvrir, Échap pour fermer