Les instruments courants
| Instrument | Ce qu’il mesure | Usage |
|---|---|---|
| Piézomètre | Niveau de l’eau souterraine | Sous-sols, rabattement, glissements |
| Inclinomètre | Déplacements horizontaux en profondeur | Talus, parois, glissements |
| Tassomètre | Tassement d’une couche | Remblais sur sols compressibles |
| Cibles topographiques | Déplacements de surface | Bâtiments voisins, parois, talus |
| Jauge de fissure | Ouverture d’une fissure | Maisons fissurées, avoisinants |
| Capteurs de vibrations | Vitesse des vibrations | Battage, démolition près de bâtiments sensibles |
Organiser une surveillance utile
- Une mesure initiale avant toute intervention : sans référence, aucune comparaison n’est possible.
- Des seuils définis à l’avance, de vigilance et d’alerte, avec les mesures associées.
- Une fréquence adaptée aux phases : plus serrée pendant les terrassements, plus espacée ensuite.
- Un destinataire et un circuit de décision : qui lit les mesures, qui décide.
La méthode observationnelle
L’Eurocode 7 prévoit une méthode observationnelle : on conçoit un ouvrage avec des hypothèses probables, on mesure son comportement pendant les travaux, et l’on applique des adaptations prévues si les mesures s’écartent des prévisions. Elle suppose une instrumentation, des seuils et des solutions de repli définis à l’avance, dans le cadre des missions G3 et G4.
Pour une maison fissurée
Une surveillance simple de quelques mois (jauges, repères datés, relevés après les épisodes secs ou pluvieux) suffit souvent à distinguer une fissure stabilisée d’une fissure évolutive, et à décider des réparations.
Pour aller plus loin : les missions G3 et G4, les fissures de maison.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 10 octobre 2026.
Sources et références :
- Eurocode 7 (NF EN 1997-1), méthode observationnelle
- Norme NF P 94-500 (novembre 2013), missions G3 et G4