Les deux familles d’installations
- Sondes géothermiques verticales : forages de plusieurs dizaines de mètres, équipés de tubes dans lesquels circule un fluide.
- Fondations énergétiques : pieux, parois ou radiers équipés de tubes, qui servent à la fois de fondation et d’échangeur.
La réglementation
Le décret du 8 janvier 2015 a créé le régime de la géothermie de minime importance : installations de moins de 200 m de profondeur et de moins de 500 kW, déclarées en ligne et réalisées par un foreur qualifié. Une carte des zones réglementaires, établie par le BRGM, classe le territoire :
- zone verte : déclaration simple ;
- zone orange : déclaration avec l’avis d’un expert agréé ;
- zone rouge : hors du régime simplifié, procédure du code minier.
Les forages de plus de dix mètres relèvent aussi de la déclaration du code minier.
Les risques que le sol fait peser
- Gypse et anhydrite : un forage qui met en contact de l’eau avec ces roches peut provoquer des gonflements ou des dissolutions.
- Cavités : un forage dans un secteur karstique ou de carrières peut rencontrer un vide.
- Nappes superposées : un forage mal cimenté peut mettre en communication des nappes.
- Argiles : des variations de température autour de pieux énergétiques peuvent modifier le comportement d’une argile.
Ce que le géotechnicien apporte
- La coupe géologique attendue et les risques du secteur.
- Pour des pieux énergétiques, la justification géotechnique en tenant compte des cycles thermiques.
- La coordination avec le foreur et le bureau d’études thermiques.
Pour aller plus loin : les fondations profondes, la détection des cavités.
Rédaction Solintek. Mise à jour le 10 octobre 2026.
Sources et références :
- Décret n° 2015-15 du 8 janvier 2015 relatif à la géothermie de minime importance
- BRGM, carte des zones réglementaires de la géothermie de minime importance