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Guide · Technique

Géothermie et fondations : ce que le sol change

Chauffer et rafraîchir un bâtiment avec la chaleur du sol suppose de forer, parfois sous les fondations elles-mêmes. Le sous-sol décide de ce qui est possible et sûr.

Lecture : 1 minMis à jour le 10 octobre 2026

Gros plan d’une tarière portant du matériau clair, à côté de la machine sur l’herbe
Détail d’une tarière après remontée. Photographie Solintek.

Les deux familles d’installations

  • Sondes géothermiques verticales : forages de plusieurs dizaines de mètres, équipés de tubes dans lesquels circule un fluide.
  • Fondations énergétiques : pieux, parois ou radiers équipés de tubes, qui servent à la fois de fondation et d’échangeur.

La réglementation

Le décret du 8 janvier 2015 a créé le régime de la géothermie de minime importance : installations de moins de 200 m de profondeur et de moins de 500 kW, déclarées en ligne et réalisées par un foreur qualifié. Une carte des zones réglementaires, établie par le BRGM, classe le territoire :

  • zone verte : déclaration simple ;
  • zone orange : déclaration avec l’avis d’un expert agréé ;
  • zone rouge : hors du régime simplifié, procédure du code minier.

Les forages de plus de dix mètres relèvent aussi de la déclaration du code minier.

Les risques que le sol fait peser

  • Gypse et anhydrite : un forage qui met en contact de l’eau avec ces roches peut provoquer des gonflements ou des dissolutions.
  • Cavités : un forage dans un secteur karstique ou de carrières peut rencontrer un vide.
  • Nappes superposées : un forage mal cimenté peut mettre en communication des nappes.
  • Argiles : des variations de température autour de pieux énergétiques peuvent modifier le comportement d’une argile.

Ce que le géotechnicien apporte

  • La coupe géologique attendue et les risques du secteur.
  • Pour des pieux énergétiques, la justification géotechnique en tenant compte des cycles thermiques.
  • La coordination avec le foreur et le bureau d’études thermiques.

Pour aller plus loin : les fondations profondes, la détection des cavités.

Rédaction Solintek. Mise à jour le 10 octobre 2026.

Sources et références :

Illustration

Des pieux jusqu’à la couche d’ancrage

Illustration en coupe des fondations profondes d’un petit immeuble : poteaux, longrines et pieux forés qui traversent une argile molle pour s’ancrer dans le calcaire ; flèches des charges, du frottement latéral et de la résistance de pointe.
Illustration Les pieux reportent les charges sur la couche d’ancrage, par frottement latéral le long du fût et par résistance de pointe. © Solintek, illustration.

Fondations

Les pieux, quand le bon sol est profond

Quand le sol porteur est profond, des pieux traversent les couches molles et s’ancrent plus bas. Le sol les retient par frottement et par la pointe.

Pieux forés sous une longrine, traversant une argile compressible jusqu’au calcaire Coupe d’une fondation profonde : trois pieux forés en béton armé portent une longrine sous un mur. Ils traversent un remblai récent et une argile molle compressible, puis un sable compact, et s’ancrent dans le calcaire. Dans le sable et le calcaire, le sol retient le pieu par frottement latéral ; sous la pointe, il oppose sa résistance de pointe. Dans l’argile qui tasse sous le poids du remblai, le sol entraîne au contraire le pieu vers le bas : c’est le frottement négatif, une charge supplémentaire que l’étude doit compter. © Solintek, schéma original. Remblai récentArgile mollecompressibleSable compactCalcairecouche d’ancrage 0−2−4−6−8−10 m mur longrine en béton armé charges de l’ouvrage longueur du pieu ancrage LÉGENDE Frottement latéral(le sol retient le pieu) Frottement négatif(l’argile qui tasse l’entraîne) Résistance de pointe Béton armé CE QUE L’ÉTUDE FIXE La couche d’ancrage et la longueur des pieux. Leur diamètre et leur nombre, selon la charge à reprendre. Le frottement négatif à ajouter quand une couche tasse. © Solintek
Schéma de principe Coupe d’une fondation profonde : trois pieux forés en béton armé portent une longrine sous un mur. Ils traversent un remblai récent et une argile molle compressible, puis un sable compact, et s’ancrent dans le calcaire. Dans le sable et le calcaire, le sol retient le pieu par frottement latéral ; sous la pointe, il oppose sa résistance de pointe. Dans l’argile qui tasse sous le poids du remblai, le sol entraîne au contraire le pieu vers le bas : c’est le frottement négatif, une charge supplémentaire que l’étude doit compter. © Solintek, schéma original.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la géothermie de minime importance ?

Un régime simplifié pour les installations peu profondes et de puissance limitée (moins de 200 m de profondeur et moins de 500 kW), soumises à une déclaration en ligne et réalisées par un foreur qualifié.

Comment savoir si mon terrain autorise des sondes géothermiques ?

La carte des zones réglementaires classe le territoire en zones verte, orange et rouge. En zone orange, l'avis d'un expert agréé est requis ; en zone rouge, le régime simplifié ne s'applique pas.

Peut-on équiper les pieux de fondation ?

Oui : des pieux énergétiques intègrent des tubes d'échange. Leur conception doit tenir compte des variations de température sur le comportement du pieu et du sol.

Une étude de sol à préparer ?

Le simulateur donne une fourchette indicative en quelques minutes. Le devis ferme est établi après lecture de votre dossier (plans, adresse, projet).

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