Préparer un dossier technique pour une étude géotechnique
À retenir
- Un dossier complet permet de cadrer la mission, le programme d'investigations et les limites du rapport.
- Les documents attendus ne sont pas les mêmes pour une G1, une G2, une G5 ou une étude d'infiltration.
- L'absence de plan, d'accès ou d'information sur les réseaux peut retarder l'intervention.
- Les hypothèses du projet doivent être explicites : implantation, charges, niveaux, sous-sol, soutènements, ouvrages voisins.
Documents utiles pour toutes les missions
Préparer les éléments suivants facilite l'analyse :
- adresse précise et référence cadastrale ;
- plan de situation ;
- plan de masse ;
- photographies du terrain ;
- accès pour le matériel ;
- contraintes connues : portail, pente, végétation, réseaux, voisinage ;
- documents d'urbanisme ou prescriptions particulières ;
- informations sur les risques publics disponibles.
Pour une mission G1
La mission G1 est souvent liée à la vente d'un terrain. Les pièces utiles sont :
- localisation du terrain ;
- zonage du retrait-gonflement des argiles ;
- plan cadastral ;
- surface approximative ;
- informations disponibles sur les remblais, pentes, fossés ou ouvrages existants.
La G1 documente les principes généraux de construction. Elle ne dimensionne pas les fondations.
Pour une mission G2
La mission G2 dépend du projet. Le dossier doit préciser :
- implantation de la construction ;
- niveau fini projeté ;
- présence de sous-sol, vide sanitaire ou dallage ;
- descentes de charges si elles sont connues ;
- type de structure envisagé ;
- contraintes d'accès aux points de sondage ;
- existants à proximité : mitoyens, murs, réseaux, talus.
Plus le projet est précis, plus les recommandations géotechniques peuvent être adaptées.
Pour une mission G5 fissures ou sinistre
Un diagnostic G5 doit comprendre le contexte du désordre :
- photos datées des fissures ;
- historique d'apparition et d'évolution ;
- plans de la maison si disponibles ;
- travaux récents ;
- présence d'arbres, drains, fuites, sécheresse, terrassements ;
- déclarations d'assurance ou arrêtés de catastrophe naturelle si concernés.
Les observations visuelles ne suffisent pas toujours. Des investigations peuvent être nécessaires pour vérifier les hypothèses.
Pour une étude d'infiltration ou d'eaux pluviales
Les éléments utiles sont :
- surface imperméabilisée projetée ;
- solution envisagée : noue, bassin, tranchée, puits ;
- profondeur souhaitée des ouvrages ;
- contraintes de rejet ;
- présence de cave, sous-sol, mur enterré ou voisinage sensible ;
- données de nappe si elles existent.
Limites / cas particuliers
Un dossier complet ne garantit pas que la mission restera inchangée. Les conditions rencontrées sur site peuvent conduire à ajuster le programme : refus de sondage, nappe, remblais, obstacle, accès impossible ou risque non identifié initialement.
Sources et références
- NF P94-500 : classification des missions géotechniques.
- Eurocode 7 / NF EN 1997.
- Données publiques Géorisques et BRGM.
Auteur / Relecture
Rédaction : Collectif technique SOLINTEK. Relecture : Direction de publication SOLINTEK.
Mise à jour
Dernière mise à jour : 17 juin 2026.